NextCloud, un cloud open-source... très performant !

Rédigé par Joseph MICACCIA - -
NextCloud, un endroit sûr pour vos données...

Pour les besoins de notre entreprise, nous avons eu besoin d'installer un outil de partage entre les collaborateurs internes et les correspondants externes. Il existe aujourd'hui de nombreuses solutions de partages de type "cloud" (*).

 

 

La solution que nous avons retenue est « NextCloud », une suite de logiciels client-serveur open-source pour créer et utiliser des services d'hébergement de fichiers. Son fonctionnement est similaire à celui de Dropbox ou Google drive... sans les inconvénients d’un cloud externe puisque le serveur de dépôt, sauvegardé et protégé, se trouve dans l’entreprise, sous le contrôle total du service informatique.

 

En effet, Nextcloud étant gratuit, on peut l'installer et l'utiliser sur un serveur privé. Contrairement aux outils dits « propriétaires » tels que Dropbox, l'architecture ouverte de NextCloud permet d'ajouter des fonctionalités supplémentaires au serveur, sous forme d'applications.

 

Potentiellement, NextCloud peut être installé sur n’importe quel serveur LAMP. Cependant le constructeur recommande les pré-requis suivants :

 

Mémoire

Les exigences de mémoire pour l'exécution d'un serveur NextCloud sont très variables, en fonction du nombre d'utilisateurs et des fichiers, et du volume d'activités du serveur. Nextcloud a besoin d'un minimum de 128 Mo de RAM, et le constructeur recommande au moins 512 Mo, pour un fonctionnement optimal.

 

Configuration recommandée pour l'exécution Nextcloud

 

Pour les meilleures performances et stabilités, le constructeur recommande à minima :

  • Red Hat Enterprise Linux 7 / Ubuntu 16.04 LTS
  • MySQL / MariaDB
  • PHP 7.0 +
  • Apache 2.4 avec mod_php

 

Plate-formes prises en charge

 

  • Systèmes : Linux (Debian 7, SUSE Linux Enterprise Server 11 SP3 et 12, Red Hat Enterprise Linux / CentOS 6.5 et 7, Ubuntu 14.04 LTS, 16.04 LTS
  • Serveur Web: Apache 2 (mod_php, php-fpm) ou Nginx (php-fpm)
  • Bases de données: MySQL / MariaDB 5.5+; PostgreSQL; Oracle 11g
  • PHP version 5.6 +
  • Hyperviseurs: Hyper-V, VMware ESX, Xen, KVM
  • Bureau: Windows XP SP3, Windows 7+, Mac OS X 10.7+ (64 bits seulement), Linux (CentOS 6.5, 7 (7 est 64 bits seulement), Ubuntu 12.04 LTS, 14.04 LTS, 14.10 , Fedora 20, 21, openSUSE 12.3, 13, Debian 7 et 8).
  • Applications mobiles: iOS 7+, Android 4+
  • Navigateur Web: IE11 +, Microsoft Edge, Firefox 14+, Chrome 18+, Safari 7+

 


 

Installation

 

Pour nos besoin internes, Nextcloud a été installé sur un serveur virtuel VmWare avec le système d’exploitation Debian version 9. Cela a été très facile. Il a suffit de faire l’installation classique d’un serveur LAMP pour, ensuite, installer NextCloud (actuellement version 12), en suivant la documentation du constructeur.

 

Il existe de très nombreuses applications que l'on peut intégrer à Nextcloud, parmi lesquelles figure l'application "LDAP/AD" permettant de relier NextCloud à l'annuaire de l'entreprise pour gérer les utilisateurs.

 

 

La mise en place est aisée, notamment grâce à l'interface de gestion qui est très intuitive et permet de gérer finement le paramétrage, même la personnalisation de l'apparence :

 

 

 

Pour la sécurité des communications, il suffit d'ajouter la couche SSL, avec "Let's encrypt" par exemple.

 

Et pour avoir toute la puissance de NextCloud dans le creux d'une main, il suffit de télécharger l'application pour Android ou IOS, sur Google Play ou l'App Store.

 

 

Notice d'utilisation

 

Le guide d’utilisation du drive se trouve dans l’espace de chaque utilisateur : il s’agit d’une documentation très détaillée fournie par le constructeur de NextCloud. Cependant, voici une description succincte pour une prise en main rapide.

 

 

Les différentes vues à l’écran :

 

 

Voici la description des différentes zones de l’écran :
1.    Le menu principal (gestion des fichiers)
2.    Le menu utilisateur (gestion du compte, connexion, recherche…)
3.    Le menu contextuel de l’application
4.    L’indicateur d’état
5.    La barre de navigation
6.    La vue principale pour la visualisation des fichiers et dossiers
7.    La vue des détails d’une ressource sélectionnée (versions, commentaires, etc.)

 

Pour créer un dossier, il suffit de cliquer sur le bouton « + » du menu 5, choisir « Nouveau dossier » et saisir le nom :
 

 

 

Pour l'importation de dossiers et fichiers dans le drive, il faut à nouveau cliquer sur le bouton « + » du menu 5, et sélectionner « Téléverser un fichier ». On peut aussi faire un « glisser-déposer » depuis l’explorateur de fichiers. Et ça fonctionne aussi pour déposer des dossiers et leurs contenus d’un seul coup.

En face de chaque fichier (ou dossier), on trouve le symbole de partage :
 

 

 

 

 


Il existe deux possibilités de partage :

  • Partage avec un utilisateur (ou groupe d’utilisateurs) avec possibilité d’octroyer un droit en écriture
  • Partage par lien public : l’utilisateur génère un lien et l’envoie, via email par exemple, à ses correspondants qui pourront ainsi télécharger la ressource simplement en cliquant sur le lien.

 

Il suffit de cliquer sur le symbole de partage pour faire apparaître une fenêtre permettant d’affiner les options de partage :


 
 


En face de chacune des ressources, près du bouton de partage, se trouve un autre bouton, dont le symbole est « … » et qui permet de gérer la ressource concernée :

 

 

Conclusion

 

NextCloud est un outil très puissant, très facile à gérer et très facile à utiliser... NextCloud, c'est que du bonheur !

 

 


(*) Cloud... nuage... il y a aussi un village... "dans les nuages"... nommé Tourtour... "Tourtour, village dans le ciel"... à ne pas manquer si vous allez dans le Var...

 

Tourtour (village dans le ciel) est une commune française située dans le département du Var, en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

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